Témoignage de Julie

Qui es-tu, et quel est ton parcours ?   

Je m’appelle Julie, j’ai 29 ans et voici mon parcours :  j’ai un bac économique et social et j’ai enchaîné mes études avec une licence et un master d’anglais. Entre les deux diplômes, j’ai passé 9 mois en Angleterre en tant qu’assistante de français dans un collège. Mon premier projet était de devenir professeur d’anglais en France. Cependant à la fin de mes études et avec les stages que j’ai fait en France je me suis rendu compte que ce métier n’était pas fait pour moi. Je ne me sentais pas à l’aise face à une classe d’adolescents. Je n’étais pas à ma place. Ensuite je me suis réorientée vers une école d’hôtesse de l’air à Paris, diplôme que j’ai obtenu. Je n’ai ensuite pas eu l’opportunité d’être embauchée dans ce domaine malgré mes nombreuses postulations et mon manque de moyens financiers pour me rendre à des salons de recrutement dans des grandes villes comme Paris ou Genève.  

Par la suite j’ai voulu mettre un pied dans l’emploi et j’ai enchaîné les missions d’intérim dans l’accueil de grandes entreprises (ST Microelectronique, ESRF…). 

Puis en octobre 2016, grâce à un forum pour l’emploi, je suis rentré au siège du Crédit Agricole en tant qu’agent administrative en CDD. J’ai été d’abord affecté au réaménagement sur crédit puis à l’assurance de prêt. Je suis resté au Crédit Agricole pendant deux ans en enchaînant les CDD. J’ai postulé pour un CDI chez eux mais ils devaient réaffecter des personnes en interne.

  • Comment as-tu vécu l’aventure 100Chances 100 Emplois ? 

Pour moi l’aventure 100 chances a été une expérience enrichissante dans le sens où on rencontre beaucoup de personnes bienveillantes tant avec les animateurs, les entreprises, les coachs, les personnes qui rentrent dans le dispositif 100 chances comme nous. Toutes ces personnes reboostent la confiance en soi car après plusieurs mois d’inactivité, j’avais un peu perdu pied et j’étais rentré dans un cercle vicieux avec des pensées négatifs qui n’aident pas forcément à retrouver un emploi. 

Pendant les entretiens individuels ,par exemple, on passe en entretien individuel avec plusieurs entreprises, et elles nous font un retour personnalisé. A ce moment la on nous fait beaucoup  de remarques constructives qui nous aide à avoir confiance en nous. Je dirais que c’est à partir de là que le déclic se fait, au moment de l’échange avec les entreprises, où on prend conscience de la valeur que chacun peut avoir sur le marché du travail. 

Pendant la semaine de stage, les acteurs de 100 chances nous soutiennent beaucoup mais également après cette semaine, les agences d’intérim avec lesquels j’ai eu des contacts se sont montré très bienveillantes avec moi. Elles me donnaient des conseils avant les entretiens mais également des retours sur les entretiens que j’avais moins bien réussi pour que je puisse apprendre de mes erreurs. Une agence d’intérim en particulier, Kelly Services, s’est même montré pro-active en proposant ma candidature avant que des postes sortent. Ça m’a beaucoup aidé car je voyais qu’on ne me laissait pas tomber

  • Que t’a apporté le dispositif ? Ou en es-tu professionnellement ?

Je dirais que le dispositif m’a redonné la confiance en moi que j’avais un peu perdu quand j’ai quitté le Crédit Agricole en décembre 2018. J’ai aussi eu la chance d’avoir les conseils précieux d’une coach avec des entretiens individuels. Je lui ai demandé de l’aide sur des questions en entretien ou je ne me sentais pas à l’aise. Sans elle je n’aurais peut-être pas pu donner le meilleur de moi-même lors de mon entretien pour la BPCE dans le domaine de l’IARD. J’ai pu aborder l’entretien avec plus de sérénité. Dans un premier temps, j’ai eu un retour négatif pour ce poste en CDI à la BPCE mais on m’a rappelé une semaine après pour me proposer un CDD pour le mois de décembre avec une évolution possible en CDI. Je pense que j’ai dû leur faire une bonne impression lors de l’entretien (qui a duré pas moins d’une heure)

Enfin, je trouve que le concept de réseau pour trouver un emploi est très pertinente car dans la réalité c’est souvent comme cela que les choses se produisent. Même au delà du réseau d’entreprises, il y a aussi le réseau d’amis ou celui des personnes du dispositif où on peut trouver beaucoup d’entraide. Par exemple, dans notre promotion, nous avons crée un groupe Whatsapp où on n’hésite pas à poster des offres d’emploi. 

Pour finir, je suis très heureuse de commencer à la BPCE en décembre, et je sais que je vais donner me donner à fond dans ce travail et montrer qu’il ont eu raison de me faire confiance pour ce poste.